Test / Review – Generation Zero

Quand le studio Avalanche dégringole

 

Avalanche Studios nous sort un nouveau titre en monde ouvert. Le studio souhaitait proposer une nouvelle expérience coop’ dans une ambiance qui pourrait rappeler un scénario très proche de La Guerre des Mondes.

Generation Zero se présente comme un autre titre en monde ouvert conçut par le prestigieux studio suédois. Après avoir produit 4 itérations de Just Cause ainsi qu’un titre tiré de l’univers de Mad Max, le studio se targue d’une réputation de 15 ans de AAA avec principalement des jeux en monde ouvert. Avalanche planche actuellement sur Rage 2 et sort, en attendant, un titre moins ambitieux, mais qui avait de quoi séduire sur le papier.

Generation Zero propose de se plonger dans une version alternative de la Suède pendant les années 80. Le monde est envahi par des machines hostiles qu’il faudra affronter et réduire en pièces. On se réveille sur une île aux abords du pays nordique. Seul, le joueur sera rapidement rejoint par d’autres aventuriers, grâce aux miracles de l’Internet.

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Dès les premiers instants, il est nécessaire d’aller visiter le moindre recoin de chaque bâtiment rencontré afin de pouvoir s’équiper, en vue de défaire les quelques robots qui parcourent les villages scandinaves, à la recherche de survivants. Très vite, on se rend compte à quel point le jeu peut être répétitif. Les bâtiments et maisons rencontrés se ressemblent tous, les décors n’ont aucune diversité et les mécanismes de gameplay nous poussent à progresser tout le temps de la même façon. La carte étant très vaste, tous les trajets se font à pied et autant dire que le temps devient vite très long.

Le nombre d’ennemis étant plutôt faible, on en arrive à s’ennuyer rapidement en ayant l’espoir de pouvoir en découdre de manière presque désespérée. On peut croiser en tout 6 types de robots différents, de taille variée et au style de combat qui leur est propre. Generation Zero nous est présenté comme un jeu où la tactique a son importance.

En réalité, il suffit surtout de ne pas foncer tête baissée dans un groupe de robots et de les éliminer les uns après les autres une fois leur point faible découvert. Bien sûr, il est toutefois possible d’utiliser les nombreux objets disséminés un peu partout afin de faire diversion. Mais de manière générale, l’idée de ne pas foncer dans le tas bêtement dépendra surtout de l’équipement en notre possession.

Pour le coup, la dimension d’infiltration présentée reste minimaliste et tout échec n’aura que très peu de conséquences. Il sera en effet possible de s’auto-réanimer tout au long de la campagne. Arrivée au bout d’un certain nombre de réanimations, il est possible d’être rapatrié au sein de la maison la plus proche. De quoi rester pantois quant à une réelle condition d’échec. Il n’y donc aucun enjeu, ce qui réduit à néant toute réflexion superflue.

Le titre assure le strict minimum en matière de jeu en monde ouvert et donne une impression de bac à sable plutôt vide, même en matière de game design. Ce n’est pas une mécanique de persistance des robots et de la localisation des dégâts subits, ainsi qu’un système de point d’expérience qui arrive à sauver la mise. Il est en effet possible de pouvoir récupérer quelques points à placer sur un arbre de compétence.

Mais le peu d’ennemis rencontrés, compte tenu de la taille de la carte fait que cette jauge ne monte que trop lentement. Quelques rares missions permettent toutefois de récupérer de l’expérience en bonus, mais celles-ci ne consistent que le plus souvent à dézinguer du robot à tout va.

Sa durée de vie aurait pu être considérée comme étant relativement honnête, il faudra compter entre 12 et 15 heures de jeux afin d’en voir le bout. Simplement, ce goût de trop peu et ces problèmes de conception donnent l’impression que sa durée de vie a été artificiellement allongée. D’ailleurs, afin de ne pas trouver l’expérience trop ennuyante il est plus que vivement recommandé d’y jouer à plusieurs, entre amis. Seulement voilà, il faut avoir envie de payer le droit d’entrée qui s’élève à près de 40€, pour un titre qui n’aurait franchement jamais dû être vendu au-delà de 15€…

Graphiquement, l’usage du moteur Apex d’Avalanche est du plus bel effet et il est d’autant plus dommage de voir que Generation Zero s’en sort de ce côté-là. D’autant plus qu’un système de météo dynamique a été implémenté. Celle-ci a un impact sur la visibilité des robots et permettrait d’en tirer avantage.

Dernier point, le travail sonore réussit quant à lui relever un tant soit peu le niveau. Le sound design est très réaliste et la spatialisation est très travaillée. La bande originale choisie est également agréable et colle parfaitement bien à cette ambiance typée des années 80. Malgré tout, cela ne suffit pas à sauver la mise.

 

Conclusion

Generation Zero est un jeu qui avait beaucoup de choses pour plaire sur le papier. Le titre d’Avalanche ne parvient toutefois pas à convaincre, faut de substance. Propulsé en Suède dans les années ’80, le joueur devra parcourir un monde ouvert très vide avec jusqu’à 3 autres joueurs, pour tenter d’échapper aux hordes de robots, qui ont pris contrôle de cet univers. Le potentiel du jeu est gâché par un gameplay sans aucune saveur, des séquences de jeu ultra-répétitives et un univers totalement aseptisé. Au final, le titre laisse un très gros goût d’inachevé. Generation Zero est typiquement le genre de jeu qui aurait mérité du temps de développement supplémentaire pour être peaufiné. Vu le prix auquel il est vendu – 35€ – la pilule risque d’être difficile à avaler.

LES + :

LES - :


Écrit par : Night et publié le : 09/04/2019 15:16

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