Test / Review – Immortal: Unchained

Un Dark-soul like avec des flingues

su imposer. Depuis, de nombreux studios ont voulu explorer le filon et c’est notamment le cas de ce studio indépendant suédois avec Immortal :  Unchained.

Sorti de nulle part, Immortal : Unchained se présente comme un RPG inspiré de la série des Dark Souls qui lorgne du côté du TPS futuriste.

Avec l’avènement de cette licence, il n’en est pas ressorti qu’une saga très populaire, c’est même un nouveau genre de jeu à la difficulté plus que relevée que FromSoftware a su imposer. Depuis, de nombreux studios ont voulu explorer le filon et c’est notamment le cas de ce studio indépendant suédois avec Immortal :  Unchained.

Contrairement aux titres du genre qui se concentrent principalement sur du combat au corps à corps, dans un univers généralement médiéval fantastique, les développeurs ont préféré opter pour un univers de science-fiction. L’idée peut être séduisante sur le papier, mais un projet de cette envergure est énormément ambitieux, surtout pour un studio indépendant ne comptant qu’une poignée de personnes. Quand on sait que chez FromSoftware, le nombre d’employés se compte en centaines, cela peut laisser perplexe.

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Contrairement à Dark Souls, où cela ne dépend que du joueur d’en apprendre plus sur le contexte du jeu, Immortal : Unchained tente lui d’imposer une ambiance et un univers. Alors que l’univers tout entier est en péril, un être immortel est réveillé afin de sauver le monde de l’extinction. Ce sera d’ailleurs à peu près tout en ce qui concerne l’histoire du jeu qui ne sera que très peu développée au cours de l’aventure.

Cela nous amène à un bref mode de création de notre personnage où il est possible de choisir le sexe du héros, son archétype, définissant ses armes et caractéristiques de base pour ensuite le customiser comme bon nous semble. Sympa dans l’idée, les possibilités restent toutefois assez limitées.

Une fois l’avatar créé, place au premier niveau du jeu qui fait office de tutoriel et dès les premières minutes de jeu certaines choses sont assez frappantes. Tout d’abord, le jeu reprend bel et bien les codes du style, qui est bien respecté et plutôt bien réalisé, mais reste toutefois bien trop classique. En dehors de pouvoir utiliser des armes à feu, aucune innovation n’est présente et il n’est pas possible de mettre en place différentes tactiques lors des combats. D’ailleurs les armes de corps à corps, pourtant bien présentes, ne seront reléguées qu’à un second plan et permettront uniquement d’achever un ennemi dans un état critique.

Au niveau visuel, Immortal : Unchained reste à peu près dans la moyenne, le personnage contrôlé ainsi que les ennemis sont plutôt bien travaillés, mais il est dommage que le reste n’ait pas pu subir le même traitement. Les environnements sont fades, le tutoriel ne consiste qu’en un enchaînement de couloirs et il ne sera possible de traverser que trois environnements différents sur les neuf annoncés. Ces trois niveaux sont simplistes, assez vides et manquent d’originalité. Même si l’on sent qu’il y a eu du travail, notamment concernant la conception architecturale des niveaux, il est facile de s’y perdre tant les décors se ressemblent. Il aurait été judicieux de pouvoir consulter une carte des lieux voire même d’être aidé d’une mini-carte, afin de pallier à ce manque de visibilité.

Quant à sa direction artistique, rien de très exceptionnel. Bien que l’on puisse percevoir certaines bonnes idées, cela manque cruellement d’originalité et les choses ont un peu tendance à trop se ressembler. Immortal a – visuellement – tout du shooter générique. Au niveau sonore, les musiques sont là aussi un peu trop anecdotiques, fort heureusement cela n’a pas été le cas des bruitages.

Immortal : Unchained reste toutefois un titre dynamique et plutôt fun, le temps de quelques heures, les ennemis s’enchaînent les uns après les autres à un bon rythme et on sent le travail accompli concernant son gameplay. Étant donné qu’il s’agit également d’un jeu de tir à la troisième personne, il est assez facile de s’en sortir honorablement, pour peu que l’on y soit habitué. Le système d’esquive est assez simple et il est possible de le prendre en main assez rapidement. Les ennemis semblent dans un premier temps assez variés, mais on retrouve exactement les mêmes créatures tout au long du jeu. D’ailleurs, ces derniers possèdent tous un point faible, systématiquement dans leur dos. Il aurait été appréciable de retrouver un peu plus de variété.

Paradoxalement, bien qu’il s’inspire de Dark Souls, Immortal laisse de côté le combat au corps à corps. Les armes blanches ne font que trop peu de dégâts, surtout qu’il n’y a aucune possibilité de combo ou de capacités spéciales permettant de s’en sortir plus efficacement. En parlant de capacité, sur ce point-là aussi le constat est assez maigre. Malgré une jauge d’énergie, les seules capacités existantes dépendent des armes de tirs, chacune d’entre elles en possédant une, il n’est toutefois pas possible de pouvoir la choisir indépendamment de l’arme.

Les contrôles auraient également mérité d’être un peu plus travaillés et on est loin des standards que l’on peut retrouver de nos jours. Les touches sélectionnées par l’équipe de développement ne peuvent être changées, il faudra donc composer avec. Il aurait également été pratique de pouvoir changer l’angle de la caméra d’un côté à l’autre, ce qui est un des principaux problèmes avec les jeux de tir à la troisième personne et qui auraient pu rendre certains passages un peu moins frustrants. En parlant de frustration, les temps de chargements sont à rallonge et bien qu’étant peu nombreux, il faudra en subir un à chaque mort.

 

Les + :

+ Des combats dynamiques

+ Reprend les codes des Souls-like

Les – :

– Tarif excessivement élevé

– Manque d’originalité

– Scénario vu et revu

– Ergonomie médiocre

– Problèmes de collisions

– IA parfois aux fraises

– Peu d’environnements

– Ennemis réutilisés

– Musiques anecdotiques

– Chargements à rallonge

Conclusion

Bien qu’il soit plein de bonnes intentions, Immortal : Unchained ne parvient pas vraiment à convaincre. Ce clone de Dark Souls à la sauce TPS manque cruellement d’originalité. Ses décors génériques, son ergonomie médiocre et sa grande répétitivité en font un jeu très banal. Trop ambitieux sans doute pour ses créateurs, le projet aurait mérité plusieurs années de développement supplémentaires. En l’état, difficile de le conseiller.

6/20


Écrit par : Night et publié le : 22/09/2018 14:40

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